Chapitre 1
Les feux de la guerre
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L'hiver enveloppait le monde d'un manteau blanc, et la neige tombait en silence sur les ruines des batailles passées. Le village de Sleepinwood, autrefois théâtre de tant de conflits, était désormais un havre de paix où résonnaient les rires des enfants. Niché au cœur d'une forêt dense et majestueuse, Sleepinwood vivait au rythme harmonieux, lent et doux de la nature, son nom "Bois dormant" reflétant parfaitement le calme qui y régnait.
À l'orée de la forêt, l'orphelinat de Sleepinwood se dressait fièrement. C'était un bâtiment accueillant, aux murs en pierre recouverts de plantes grimpantes et aux fenêtres encadrées de bois sculpté. À l'intérieur, le feu de cheminée crépitait joyeusement, projetant des ombres dansantes sur les murs ornés de dessins d'enfants et de souvenirs des années passées, chaque objet ayant son histoire propre.
Ce soir-là, les enfants de l'orphelinat se rassemblèrent autour du feu, assis en ronde, leurs yeux brillants de curiosité et d'excitation. Assise sur une vieille chaise, Titis, une grand-mère au visage doux et aux cheveux grisoyant, entama son histoire. Pally et Merwinn, deux garçons espiègles, et pleins de vie, se serrèrent l'un contre l'autre, impatients d'entendre les exploits des anciens. William, un enfant plus réservé et taciturne, s'appuya contre un tabouret, écoutant d'une oreille distraite.
"Il y a bien longtemps," commença Titis, "les royaumes des Alekims et des Délanars étaient en guerre. Une bataille pour la terre et le pouvoir, mais aussi pour l'âme des hommes."
Les enfants, les yeux écarquillés, se penchèrent en avant pour ne pas perdre un mot de l'histoire. Titis leur décrivit les deux peuples en guerre : les Alekims et les Délanars.
"Les Alekims étaient un peuple guerrier, représentant des valeurs d'éthique, de foi et de lumière. Leur capitale, Faithstone, était une grande cité majestueuse bâtie sur une colline dans une plaine à perte de vue, où se trouvaient les pierres de foi. Selon la légende, un ange envoyé par Le Créateur avait placé ces pierres là. Un prophète de leur peuple avait pour mission de créer une cité à côté de ces pierres. Aujourd'hui, ces pierres reposent dans les profondeurs de la cité, protégées par le peuple. Sur le dos de leurs tuniques, armures et capes de combat, deux ailes d'ange étaient brodées, symbole de leur divine mission. Les meilleurs combattants des Alekims, appelés 'Les Paladins', étaient des guerriers promus qui associaient leurs compétences martiales à leur foi. Leur discipline leur permettait de lancer des sorts de guérison et d'attaque liés à la lumière de leur âme."
Les flammes de la cheminée dansaient, créant une atmosphère mystique qui captiva encore plus l'auditoire. Titis poursuivit avec une description des Délanars.
"Les Délanars, quant à eux, étaient un peuple fier, savant et pragmatique. Ils étaient des magiciens aux facultés magiques très poussées, capables de lancer divers sorts destructeurs tels que des sorts de feu, de givre, ou de magnétisme. Leur connaissance leur avait permis de créer leur grande capitale, Elvendor, une cité mage abondante en énergie magique et à l'économie florissante. Leurs vêtements, des tuniques longues brodées de capuches avec des bordures dorées, étaient de différentes couleurs relatives à leur famille et leur rang de sorts magiques : rouge vin pour le feu, bleu roi pour la glace, etc. Leurs meilleurs combattants étaient les sorcelames, des puissants magiciens qui avaient décidé d'utiliser une lame ressemblant à un sabre, qu'elle soit physique ou éthérique, pour combler le manque d'action au corps à corps que les mages pouvaient avoir. Très agiles et destructeurs, ils combinaient leurs compétences martiales et magiques de manière redoutable."
Les enfants étaient suspendus aux lèvres de Titis. Pally et Merwinn, particulièrement, se sentaient transportés dans ce passé héroïque, imaginant les batailles épiques et les exploits des guerriers et des mages.
À cette époque, deux guerriers se sont affrontés sans savoir qu'ils étaient destinés à changer le monde : Kadhescar, chef des Délanars, et une guerrière Alekim dont on ne connaissait que le titre — la Prodige. Personne ne connaissait son vrai nom, ni son visage. Elle combattait toujours vêtue d'une longue cape à capuche rabattue sur la tête, le bas de son visage dissimulé derrière un voile de tissu épais, ne laissant apparaître que ses yeux. Des yeux perçants, illuminés par la lumière intérieure de sa foi, qui suffisaient à eux seuls à glacer le sang de ses adversaires.
La neige tombait doucement recouvrant le sol d'une fine couche blanche. Les arbres, chargés de givre, se tenaient silencieux témoins des conflits passés et présents. En ce jour d'hiver, le grondement de la guerre entre les Alekims et les Délanars résonnait à travers la forêt. Les cris des combattants et le choc des armes remplissaient l'air glacial.
La Prodige avançait d'un pas assuré. Sa tunique blanche, salie par la poussière, la terre et le sang, contrastait avec la pureté de son regard. Sa capuche, bien enfoncée sur sa tête, projetait une ombre sur le haut de son visage, et le voile qui masquait sa bouche et son nez se soulevait à peine sous son souffle régulier. On ne voyait d'elle que ces yeux — des yeux qui scrutaient les ombres mouvantes entre les arbres avec une détermination inébranlable. Elle était seule, mais son cœur était habité par une force que peu de guerriers pouvaient prétendre posséder.
Soudain, elle aperçut Kadhescar, le chef des Délanars, accompagné de trois de ses associés. Kadhescar portait une tunique violet impérial brodée d'or, et son sabre dentelé luisait de manière menaçante. Un sourire glacial se dessina sur son visage lorsqu'il reconnut la silhouette encapuchonnée.
"La Prodige des Alekims," dit-il d'une voix douce mais ferme, "ton ombre résonne à travers les champs de bataille. On dit que personne n'a jamais vu ton visage et vécu pour le raconter. Il est temps de mettre un terme à ces fausses rumeurs."
La guerrière ne répondit pas. Elle se contenta de dégainer son sabre long, la lame scintillant sous la lumière tamisée du jour d'hiver. Elle savait que pour atteindre Kadhescar, elle devrait d'abord se débarrasser de ses acolytes. Sans attendre, elle se jeta dans la mêlée avec une agilité et une rapidité déconcertantes.
Le premier acolyte, un mage Délanar vêtu de rouge vin, lança un sort de feu dans sa direction. La Prodige esquiva d'un mouvement fluide, sa silhouette encapuchonnée semblant se fondre avec la neige qui tombait. En un éclair, elle fut sur lui, son sabre décrivant une courbe gracieuse avant de trancher net le bras du lanceur de sort. Elle enchaîna avec un pivotement fluide qui l'amena directement à la gorge du mage, qu'elle taillada d'un coup précis. Le sang éclaboussa la neige, ajoutant une touche macabre au paysage hivernal.
Les deux autres acolytes, un guerrier et un sorcier, tentèrent de l'encercler. Le sorcier, vêtu d'un bleu roi, incanta un sort de givre pour immobiliser la guerrière, mais elle pivota avec une rapidité fulgurante, son sabre fendant l'air, la glace et le mage en même temps. Sa tête roula au sol. Le guerrier-mage, utilisant une lame magique, se précipita sur elle. La Prodige para le coup avec une grâce déconcertante avant de riposter avec une précision chirurgicale, perçant le cœur du guerrier-mage.
Kadhescar, observant la scène, ressentit un frisson d'excitation. Cette guerrière sans visage avait éliminé ses meilleurs acolytes avec une aisance qui le surprit agréablement. Il se tenait désormais seul face à elle, son sourire s'élargissant. "Impressionnant," murmura-t-il avant de lever son sabre dentelé.
Les enfants étaient captivés. William, malgré son air détaché, ne pouvait s'empêcher de jeter des regards curieux vers Titis.
Le combat entre les deux légendes commença. La Prodige, utilisant sa dextérité et sa finesse, attaquait avec des coups rapides et précis, sa lame traçant des arcs de lumière dans l'air. Sa capuche tenait bon malgré la violence de ses mouvements, comme si elle faisait partie intégrante de son être. Kadhescar, calme et calculateur, gela l'air autour de lui pour former des barrières de glace, bloquant les attaques de la guerrière. Chaque coup de sabre qu'elle portait était accompagné d'une lueur éclatante, un reflet de sa foi et de sa détermination.
Kadhescar répliqua en lançant des langues de feu dévastatrices. La forêt s'illumina de flammes, le contraste entre le feu et la neige créant une scène à la fois belle et terrifiante. La Prodige, esquivant avec agilité, semblait danser parmi les flammes, sa silhouette voilée se mouvant avec une grâce presque surnaturelle. Elle para quelques coups avec son sabre, l'acier résonnant contre le métal dentelé de l'arme de Kadhescar.
Leurs esprits combatifs se réveillèrent, et ils se jetèrent dans le duel avec une ardeur renouvelée. Chaque coup de sabre, chaque sort lancé, chaque esquive témoignait de leur maîtrise et de leur passion pour le combat. La Prodige, malgré la fatigue qui commençait à peser sur ses épaules, sentait une étrange joie monter en elle. Kadhescar, de son côté, savourait chaque moment, trouvant en cette guerrière masquée une adversaire digne de lui.
Les yeux de Pally brillaient d'excitation, serrant les poings, comme s'il pouvait sentir la bataille dans ses veines.
La forêt, témoin silencieuse de cet affrontement épique, semblait retenir son souffle. Les flocons de neige retombaient doucement, apaisant la scène de leur blancheur immaculée. Kadhescar et la Prodige, deux âmes destinées à changer le monde, se regardaient en silence — ou plutôt, Kadhescar fixait ces yeux, les seule chose qu'il pouvait voir d'elle, partageant une compréhension tacite de leur rôle dans cette grande guerre.
Le combat atteignit son apogée lorsque la guerrière, dans un mouvement désespéré, concentra toute la lumière de son âme dans un coup unique. Son sabre brilla intensément, comme une étoile filante, et elle attaqua avec toute la force qu'il lui restait. Kadhescar, surpris par l'intensité de l'attaque, forma une barrière de glace plus épaisse.
La glace, sous la puissance de son sort de givre, se matérialisa en un cône imposant et translucide qui s'étendait de ses pieds jusqu'à plusieurs mètres en avant. Les flocons de neige se cristallisèrent autour du cône, le rendant presque opaque. La Prodige, poussée par sa détermination, se lança contre ce mur de glace. Son sabre, illuminé par une lumière divine, perça le cône, créant une fissure qui s'étendit rapidement. Le cône de glace se brisa en éclats, et la guerrière, dans un dernier effort, planta son épée dans l'épaule gauche de Kadhescar.
Kadhescar recula sous la douleur, mais son sourire demeurait. La blessure n'était pas mortelle, mais suffisamment profonde pour ralentir ses mouvements. "Tu es vraiment incroyable," dit-il, essoufflé mais visiblement heureux, ses yeux cherchant à percer le mystère derrière ce voile.
La Prodige, haletante, baissa son sabre. Elle avait réussi à ébranler le puissant chef des Délanars. Leur duel, bien que farouche, avait réveillé en eux un respect mutuel. Leurs âmes de guerriers s'étaient reconnues, au-delà de la haine et des conflits qui opposaient leurs peuples.
Cependant, Kadhescar n'était pas prêt à se laisser vaincre. En un éclair, il concentra sa magie de feu dans son sabre dentelé, transformant la lame en une langue de feu incandescente. D'un geste rapide, il asséna un coup puissant à la guerrière. Elle tenta de parer, mais la force de l'attaque la projeta violemment contre un arbre. Le choc fut brutal — sa tête heurta le tronc avec un bruit sourd, et son sabre tomba à quelques mètres d'elle. Elle s'effondra au sol, étourdie, le souffle coupé.
Kadhescar s'approcha, dominant la situation. Il leva la main et des flammes jaillirent autour de la Prodige, formant un cercle incandescent qui l'emprisonnait. "Une combattante exceptionnelle," murmura-t-il.
La guerrière, malgré le vertige qui brouillait sa vision, tenta de se relever. Ses mains cherchèrent appui sur le sol enneigé, ses jambes tremblaient sous l'effort. Mais le coup à la tête avait été trop violent, et les heures de combat avaient eu raison de ses dernières forces. Elle vacilla, tomba à genoux, puis sur le flanc. Ses paupières luttèrent un instant contre la fatigue, s'ouvrant et se fermant dans un dernier sursaut de volonté — avant de se fermer tout à fait.
Son corps devint immobile dans la neige.
Kadhescar la regarda un instant, puis, d'un geste de la main, fit disparaître les flammes. Il s'approcha lentement.
Puis, avec la pointe de son sabre dentelé, il souleva le voile qui couvrait le bas de son visage. Le tissu glissa, révélant d'abord ses lèvres, puis ses joues, puis l'ensemble de ses traits. D'un même geste, la pointe de la lame fit basculer la capuche en arrière, libérant ses cheveux qui retombèrent sur ses épaules enneigées.
Kadhescar marqua un temps d'arrêt.
Son sourire glacial s'effaça. Il resta ainsi un instant, le sabre encore levé, à observer ce visage qu'il découvrait pour la première fois. Le vent faisait danser les flocons autour d'eux, et la forêt semblait plus silencieuse qu'avant.
Puis il baissa son sabre.
"Je ne peux pas te tuer," dit-il simplement.
Il fit un signe à ses hommes restants, qui s'approchèrent pour attacher la guerrière inconsciente. Les liens magiques se resserrèrent autour d'elle sans qu'elle s'en aperçoive. Kadhescar la regarda une dernière fois avant de se redresser.
"Emmenez-la à Elvendor."
Le regard de Titis se perdit dans les flammes dansantes.
Ellendia, une petite fille aux yeux curieux, leva la main et demanda : "Qu'est-il arrivé à la Prodige après cela, Titis ?
Titis soupira légèrement, son visage empreint de tristesse. "On n'a plus entendu parler d'elle après cela, Ellendia. Certains disent qu'elle a été emprisonnée à Elvendor, d'autres pensent qu'elle a réussi à s'échapper et vit cachée quelque part. Mais une chose est sûre, son esprit combatif et son courage continuent d'inspirer ceux qui se souviennent de son histoire."
Titis reprit l'histoire, sa voix captivant de nouveau l'attention des enfants.
"Les Alekims avaient réussi à gagner du terrain et à arriver devant les portes du royaume Délanar, cherchant la paix. Le chef des Alekims, revêtu de sa tunique blanche ornée des ailes d'ange, s'avança, se tenant fièrement devant les remparts. Levant les yeux vers la grande tour d'Elvendor, il éleva la voix pour être entendu par tous.
"Kadhescar, grand chef des Délanars ! Je te propose une trêve entre nos deux peuples. Il est temps de mettre fin à ce bain de sang et de trouver une voie vers la paix," déclara-t-il, sa voix résonnant avec une autorité et une sincérité profondes.
Du haut de sa tour dans la cité d'Elvendor, Kadhescar observait la scène. En entendant les paroles du chef Alekim, une vague de colère, de haine, de douleur et de frustration le submergea. Il poussa un cri primal, un rugissement qui résonna à travers la cité, exprimant toute la fureur qu'il contenait en lui.
D'un geste rapide et brutal, Kadhescar invoqua une énorme boule de feu pyrotechnique, utilisant la magie du feu avec une puissance dévastatrice. La boule de feu jaillit de ses mains, illuminant la tour d'une lueur infernale.
"Il n'y aura pas de trêve," murmura Kadhescar avec un sourire cruel, avant de lancer la boule de feu.
En un instant, la boule de feu traversa l'air et pulvérisa le chef Alekim, réduisant son corps en cendres devant les yeux horrifiés de ses guerriers.
Les Alekims, furieux et accablés de chagrin, se lancèrent à l'assaut avec une rage inégalée, ravageant tout sur leur passage. Les portes d'Elvendor furent brisées, et les forces des Alekims déferlèrent dans la cité, déterminées à venger leur chef et à détruire tout obstacle sur leur chemin.
La capitale des Délanars, Elvendor, n'était plus qu'un champ de ruines, contaminée par les émanations en raison des dégâts infligés à leur centrale magique détruite.
Le fils de l'ancien chef Alekim, Gothrik, debout parmi les décombres fumants, sentit monter en lui une colère et une haine malsaine. Son père a été tué devant ses yeux et il n'a rien pu faire pour empêcher cela. Soudain, dans un élan de clairvoyance, il se souvenait des dernières paroles que lui avait confié son père dans le campement, juste avant de partir pour la capitale des Délanar, la nécessité d'une paix durable et d'une unification entre les deux peuples. Inspiré par cette vision, il réussit à gérer ses émotions et fit honneur aux dernières volontés de son père.
Il s'adressa à son peuple avec une voix empreinte de fermeté et de compassion. "Alekims, mes frères et sœurs," dit-il, "nous avons subi une grande perte aujourd'hui. Mon père, notre souverain tant aimé, est mort. Mais nous ne devons pas laisser la haine et la vengeance nous consumer. Regardez autour de vous. Elvendor est en ruines, et ce lieu est devenu dangereux pour nous tous, Alekim et Délanar y compris. Nous avons besoin d'un nouveau départ pour les peuples de ce continent."
Les Alekims, écoutant leur nouveau chef, commencèrent à apaiser leur rage.
Ils regardèrent les Délanars, autrefois leurs ennemis, avec une nouvelle perspective. Gothrik poursuivit, "Nous devons tendre la main aux Délanars et les inviter à Faithstone. Ensemble, nous pouvons bâtir une cité encore plus prospère et grandiose que le monde n'ait jamais connue. Les Alekims et les Délanars peuvent fusionner leurs qualités respectives et travailler main dans la main pour un avenir meilleur."
Les paroles de Gothrik résonnèrent dans le cœur des Alekims et des Délanars. La vision d'un avenir de paix et de prospérité partagée commença à prendre forme. Les Délanars, reconnaissant la sagesse de Gothrik, acceptèrent son offre avec gratitude et espoir.
Ainsi, la Grande Exode commença. Des familles entières de Délanars, portant le peu d'affaires et d'objets qu'il leur restait, se mirent en marche vers Faithstone, la capitale des Alekims. Le voyage était long et ardu, trois semaines de marche à travers des paysages enneigés et des terrains accidentés. Mais l'espoir d'un avenir meilleur les soutenait.
Les Alekims, sur le chemin, partageaient leurs provisions et leurs abris avec les Délanars, créant des liens de camaraderie et de solidarité. Les enfants des deux peuples jouaient ensemble, apprenant les coutumes et les langues de chacun, tandis que les anciens échangeaient des histoires et des connaissances. Chaque jour, les distances entre eux se réduisaient, et une nouvelle société commençait à émerger.
Enfin, après un périple épuisant mais riche en rencontres et en échanges, les Délanars et les Alekims arrivèrent à Faithstone. La vue de la grande cité majestueuse, avec ses tours étincelantes et ses murs imposants, arracha des soupirs de soulagement et d'admiration aux nouveaux arrivants. Ils furent accueillis chaleureusement par les habitants de la capitale, et ensemble, ils commencèrent à bâtir une nouvelle ère de paix et de prospérité.
Les deux peuples prospérèrent côte à côte, leurs compétences et leurs cultures fusionnant pour créer une civilisation florissante. Les cicatrices de la guerre commencèrent à guérir, et une nouvelle légende naquit : celle de l'union des Alekims et des Délanars, travaillant ensemble pour forger un avenir lumineux et harmonieux."
Pally et Merwinn, excités à l'idée de devenir de grands guerriers eux-mêmes, échangèrent des regards complices. "Un jour, nous aussi nous serons des héros," murmura Merwinn, les yeux brillants. "Ça, c'est sûr," répondit Pally avec assurance. William, agacé par leur enthousiasme, tchip doucement, ce qui n'échappa pas à Pally.
"Demain, c'est la grande fête de Sleepinwood," déclara Titis en se levant. "Reposez-vous bien, car vous aurez besoin de toutes vos forces pour aider aux préparatifs."